Quand d'un blanc manteau tout est recouvert

Oui, quand le gel ou la neige ont recouvert d'un froid blanc et pur le paysage, Quand l'herbe crisse sous vos pas tandis que vous mettez vos mains dans vos poches afin qu'elles n'aient pas froid, ou que vous enfoncez votre cou dans le col de votre manteau pour éviter la morsure du vent.
Aujourd'hui est un de ces jours, le gel a recouvert la campagne d'une fine soie de givre, et tout est silencieux et beau. Le ciel est d'un bleu si pur, si tranchant. J'aurais presque envie de me voir pousser des ailes, pour survoler les forêts gelées et sentir le vent coupant remplir mes poumons, me revigorer comme seul peut le faire l'hiver.
Je me rapelle ces jours de mon enfance où j'attendais la neige, pour voir mon jardin figé par ces doux flocons...
J'irais me promener en forêt cet après-midi, même si la blanche dame de givre est déjà partie, chassée par le soleil puissant et chaud.

# Posté le mercredi 25 novembre 2009 03:23

Comment ne pas sombrer?

Il fait un temps à déprimer ces temps-ci, à tout casser.
Plus je vois le monde alentour et le monde adulte dans lequel il va falloir que je rentre plus je me rend compte de la destruction que cela engendre, les relations entre humains sont masqués de faux semblants, de froideur et d'indifférence, je préfère largement l'amitié de gens que je connais depuis mon adolescence avec qui j'aurais vécu des choses intensément fortes que ceux que je pourrais rencontrer plus tard, qui ne seront au plus que des connaissances, soudés seulement par les problèmes que l'ont rencontre inévitablement et que l'on a envie de raconter pour ne pas voir notre propre médiocrité, pour se sentir écouté alors qu'au fond tout le monde a les mêmes problèmes.
Envie de tout casser, à voir des humains qui respectent aussi peu la vie, et ce qu'elle engendre, prêt à répandre la mort sur des êtres innocents simplement pour le plaisir de satisfaire leurs pulsions destructrices sous le couvert de la régulation et des continuités des traditions. Allez tuer un sanglier au couteau et là je ne vous considèreraient plus comme des lâches.
Mais bordel, comment est-on arrivé à faire un monde comme le nôtre?!?
Je me durcis, pour pouvoir résister à ça, mais finalement je rentre dans leur jeu...

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# Posté le samedi 14 novembre 2009 16:54

Non sens

On est pas grand chose quand on voit que la vie ne mène à rien, toujours à devoir se reconstruire des illusions pour ne pas se suicider, à essayer de lever un pied devant l'autre pour avancer, mais avancer vers quoi?
Nous ne sommes que des animaux dont le but est de perpétuer l'espèce, survivre au froid, à la faim, aux dangers, aux prédateurs(rares). on est donc sur terre juste pour baiser un coup, avoir des nabots chiards et mourir, joli tableau non?
On s'est donc inventé des dieux pour essayer de donner un sens à cela, après tout on ne peux pas avoir une conscience et être juste là pour faire comme les autres animaux, non?
Si.

# Posté le dimanche 01 novembre 2009 16:32

Les nuits de la rue alcoolisée

il y a des fois je rêve de retourner dans les années 70-80-90, je ne sais pas pourquoi, peut-être à cause des vieux films de ces années, ça sentait le gasoil, les HLM tout neuf et le désoeuvrement.
c'était noir et orange, ça se réunissait dans les caves pour faire du rock et ça se bastonnait entre deux bières.
C'était vert et ça partait à la campagne se faire des rêves à grand coup de LSD et d'idées de paix.
C'était noir et ça headbanguait sur des vinyles crachotants, ça buvait aussi, en vestes en jeans patchés de tout les côtés.
Ça zonait entre les immeubles, ça buvait et ça se shootait, ils savaient même pas où ils allaient, et ne savait même pas si le futur existait, le futur c'était l'usine et une fille dégoté dans un coin, une vie oubliée dans les bars le soir à se bourrer la gueule, bref, le gris à chaque étage,
c'est con hein?
Et moi je rêve de revenir là dedans, peut-être alors parce que tout était fini, et il restait plein de départs, c'était le départ de tout, c'est peut-être pour ça que j'aurais aimé y être...



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# Posté le mercredi 21 octobre 2009 08:42

Modifié le dimanche 25 octobre 2009 06:34

My light in the sky as fallen

Un peu crevé ce soir, je n'ai plus le temps de continuer le blog, enfin c'est surtout l'envie qui me manque, le temps ça se trouve toujours.
Désolé pour ceux qui attendaient le rapport sur l'Islande, je suis un peu mort.
J'ai perdu mon chat, mon père a déménagé et donc comme le chat avait peur (il n'avait plus de repères dans la maison vide) ma mère l'a emmené à la campagne, hélas quelques jours plus tard il a disparu...
J'espère qu'il ne s'est pas fait écraser ou empoisonner (il y a un tordu qui les empoisonnent de l'autre côté de la route, je vais aller faire un tour un de ces jours, mieux vaudrait pour lui que je ne trouve rien...). Peut-être est-il tout simplement en chemin pour retrouver la maison de Limoges...
Le lycée se passe bien, malgré le fait que je me sente "décalé" par rapport à tout ce monde humain, enfin en cet instant je me rend compte que même dans les filières naturelles je me sens décalé.
Foire forestière aujourd'hui, débauche d'engins gargantuesques, de tronçonneuses, de girobroyeurs et autre engin de fin du monde végétal, j'ai même vu un broyeur qui pouvait manger en même temps 5 troncs d'arbres pour en faire des copeaux.
Je n'ai pas envie de gagner ma vie sur la mort de centaines d'arbres, mais bon, j'espère que je trouverais un boulot où on réfléchit avant de détruire tout...
Quelques gens sympa au lycée, des métalleux, sympathiques, et une hippie, pas trop rempli de conventions moralisatrices dont sont bourrés les gens de ce style, enfin, j'ai retrouvé la forêt, au point de m'y perdre!
Quel bonheur enfin de ressentir son esprit entrer dans votre corps pour le guider, sa bienfaisante fraicheur, son parfum de mousse et d'humus, sa lumière tamisée. Au point de vouloir éviter à tout prix les cueilleurs de champignons.
Je me sens un peu mort, mais c'est sûrement l'heure...
J'ai l'impression que je vais rater ma vie, trop fainéant pour en faire quelque chose d'intéressant, des projets vagues, jamais l'idée de me fondre dans la nature pour n'en être qu'un esprit n'est aussi présent que en cet instant...
J'ai l'impression d'être vidé de mon énergie, par quoi? Je ne le sais pas. J'ai toujours l'impression d'être fatigué, de porter un poids sur les épaules, démotivé par l'effort avant même qu'il soit là.
On me dit souvent que je sais écouter les gens, et effectivement ils se confient beaucoup à moi, pourquoi? Je ne le sais pas moi-même. Peut-être vient-il de là, ce poids, porter toute ces histoires, ces parcelles de vie d'êtres si différents.
Peut-être suis-je fait pour ça, écouter les gens, les soulager de leurs histoires, réceptacle vivant de leurs vie.
Mon esprit est vide, remplacé par les riffs incessant de ce black métal hivernal.
Qui suis-je? J'ai peine à le dire. Où vais-je? nul ne le sait.

musique: Forteresse, une nuit pour la patrie.

# Posté le vendredi 25 septembre 2009 17:56